Nutriments

Chaque aliment est composé de plusieurs nutriments. C’est la quantité et la qualité de ces nutriments qui en donnent la valeur nutritionnelle. La capacité de l’organisme humain de digérer et d’absorber les nutriments d’un un aliment donné détermine aussi son utilité nutritionnelle.

Il ya six principales catégories de nutriments:

Ces catégories peuvent être classées soit comme des :

Macronutriments (nécessaire en quantités relativement importantes). Ce sont :
  • les glucides (qui comprennent aussi les fibres),
  • les lipides (graisses),
  • les protéines,
  • l'eau

Le rôle des macronutriments (à l'exclusion des fibres et l'eau) est de fournir de l'énergie ainsi que des matériaux de structure. Ceux-ci sont les acides aminés, qui sont les éléments de base de la construction des protéines, les lipides à partir desquelles sont construites les membranes cellulaires et certaines molécules de signalisation.

Certains des matériaux de structure peuvent être utilisés pour produire de l'énergie interne, et dans ce cas elle est mesurée en kilocalories.

Les glucides et les protéines fournissent environ 4 kcal d'énergie par gramme, alors que les graisses fournissent 9 kcals par gramme.

Cependant, l'énergie nette absorbée dépend des efforts de digestion et d’absorption nécessaire pour l’assimilation, qui varient sensiblement d'un nutriment à l’autre.

Micronutriments (nécessaire en petites quantités). Ce sont :
  • les minéraux
  • les vitamines.

Les vitamines, les minéraux et l'eau ne fournissent pas d'énergie, mais sont nécessaires pour d'autres raisons. Une troisième classe de matières alimentaires, les fibres (c’est-à-dire des matériaux digestibles tel que la cellulose), est également nécessaire, pour des raisons à la fois mécaniques et biochimiques.

D'autres micronutriments, des antioxydants et des composés photochimiques ont un effet sur le fonctionnement des systèmes de l'organisme. Leur nécessité n'est pas aussi vitale que dans le cas de, par exemple, les vitamines. Mais il est prouvé qu’ils jouent un rôle majeur dans la santé.

La plupart des aliments contiennent un mélange de tout ou partie des catégories de nutriments, de concert avec d'autres substances, comme des toxines diverses. Certains éléments nutritifs peuvent être stockés en interne (par exemple, les vitamines liposolubles), tandis que d'autres sont tenus à être consommés de façon plus ou moins continue.

Les besoins en un nutriment donné ou en énergie, définis par les scientifiques du CNERNA-CNRS, sont définis comme la quantité de ce nutriment ou d'énergie nécessaire pour assurer l'entretien (ou maintenance), le fonctionnement métabolique et physiologique d'un individu en bonne santé (homéostasie) comprenant les besoins liés à l'activité physique et à la thermorégulation, et les besoins nécessaires pendant certaines périodes de la vie telles que la croissance, la gestation et la lactation.

Les apports nutritionnels conseillés (ANC) sont égaux au besoin nutritionnel moyen mesuré sur un groupe d'individus, auquel sont ajoutés 2 écarts types représentatntb le plus souvent 15% de la moyenne, marge de sécurité statistique pour prendre en compte la variabilité interindividuelle et permettre de couvrir les besoins de la plus grande partie de la population française, soit 97,5% des individus.

le Programme National Nutrition Santé (PNNS), qui a pour objectif général l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population française, en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition, constate que :

  • Le rôle joué par la nutrition comme facteur de protection ou de risque des pathologies les plus répandues en France est de mieux en mieux compris, qu’il s’agisse du cancer, des maladies cardiovasculaires de l’obésité, de l’ostéoporose ou du diabète de type 2
  • Une nutrition satisfaisante est un facteur de protection de la santé
  • Les avancées de la recherche ont précisé le rôle que jouent l’inadéquation des apports nutritionnels et l’insuffisance d’activité physique dans le déterminisme de nombreux cancers et maladies cardio-vasculaires, qui représentent plus de 55 % des 550 000 décès annuels en France
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